STATION RADIOAMATEUR F2QH :
LE CINQUANTENAIRE!

2011 : ALLER PLUS LOIN...

église de Coutures Maine et Loire

L'émission d'amateur est un domaine extrêmement vaste, à tel point que des amateurs se sont spécialisés et que des associations se sont créées. Pourtant le nombre total de radioamateurs en France reste très faible par rapport à celui des pays développés et c'est vraiment dommage.

Pour aller plus loin, on peut toujours acquérir des équipements de plus en plus sophistiqués, des amplificateurs de plus en plus puissants, des antennes de plus en plus grandes sur des pylônes de plus en plus hauts. Pouquoi pas si on en a les moyens financiers, ou si on éprouve du plaisir à contacter des pays nouveaux et rares, se placer en tête des concours, être entendu en priorité dans les pile-ups.

J'ai eu le plaisir d'opérer des stations performantes, et je dois reconnaître qu'il y a un côté très plaisant à aligner des centaines puis des milliers de contacts en un week-end de concours. On reçoit ensuite des caisses de cartes QSL, et il faut ensuite y répondre...Les QSO durent quelques secondes, on échange juste quelques chiffres, et ainsi de suite.

En ce qui me concerne, je considère plutôt que la compétition consiste à comparer ses propres résultats au cours des années, en vue d'améliorer sa station, mais pas seulement en déversant des kilowatts dans l'éther, mais en travaillant sur des détails tels que :

- l'amélioration de l'ergonomie de la station,
- la gestion des moyens informatiques,
- la qualité de la réception,
- la saisie des QSO sur le carnet de trafic,
- la gestion de l'envoi et de la réception des cartes QSL tant sous forme papier que sous forme électronique via INTERNET,
- le développement de moyens d'information sur la propagation, les DX cluster,
- la commutation des antennes,
- la rapidité des changements de bande,
- l'écoute en double réception (SO2R),
- L'étude de la radio logicielle (sdr) - l'accès aux sites de WEBSDR,
- les possibilités d'enregistrement des QSO's,
- L'agencement du carnet de trafic électronique,
- L'apprentissage de la télégraphie moderne,
- La réduction des interférences de tous ordres et en général tous les aspects concernant l'EMI/RFI,
- Plus particulièrement la compatibilité entre les équipements radio et l'informatique (l'émission ne doit pas perturber les ordinateurs, mais les ordinateurs ne doivent pas provoquer d'interférences dans la réception),
- La meilleurs maîtrise de l'alimentation des antennes (les gaines des câbles coaxiaux ne sont pas toujours des bons blindages),
- L'amélioration des prises de terre tant au point de vue sécurité des personnes et des matériel qu'au point de vue haute fréquence, ce qui est très différent et pas toujours compatible,
- Augmenter la qualité de la modulation: certaines stations vont jusqu'à mettre en jeu des égaliseurs et des filtres audio professionnels,
- L'amélioration des ses moyens de développement et de fabrication, de ses moyens de mesure, même si l'on dispose de peu de place.

...et puis plus tard, lorsque la législation le permettra, concilier l'émission d'amateur et les immenses possibilités d'Internet comme c'est le cas dans la plupart des pays.

L'utilisation des modes numériques est à développer, tant pour des raisons d'efficacité, de place disponible sur les bandes allouées, de réduction de la puissance. Un dispositif intelligent figure dans un logiciel de communication numérique comme le ROS : il s'agit d'un contrôle automatique de la puissance, en fonction de la qualité de la liaison. On constate que la puissance s'ajuste automatiquement entre 1 et 5 watts au cours de la plupart des QSO's, même lors de liaisons intercontinentales.

Nous ne parlerons pas des expérimentations passionnantes menées par des amateurs très doués, tels que les très hautes fréquences, les ondes centimètriques et millimétriques, les liaisons télévision, les relais intercom et D-star, les liaisons par satellites, les essais sur ondes très longues, l'immense champ d'expérimentation sur les antennes, les solutions pour le mobile et le portable, et je suis sûr que j'en oublie..

Tout ceci n'implique forcément pas de gros moyens financiers, c'est aussi source de satisfaction et de plaisir, et bien entendu d'enseignement.

En fait, le plus difficile à trouver pour se livrer à toutes ces activités c'est le temps dont on peut disposer, mais il ne fait aucun doute qu'il vaut mieux avoir 50 années devant soi que derrière soi : Place aux jeunes, mais avec une réserve toutefois : ne pas sacrifier ses études, ni sa vie de famille.

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