F2QH : 60 ANS RADIOAMATEUR, DÉJÀ!

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... ECOUTEZ LE "CQ SERENADE", VERSION INSTRUMENTALE, COMPOSE EN 1951 PAR MAURICE DURIEUX, RADIOAMATEUR VE2QS ET CHEF D'ORCHESTRE DE RADIO CANADA...

carte QSL F2QH

Ceci est ma carte QSL (accusé de réception), en quelque sorte ma « carte de visite » de RADIOAMATEUR. L'indicatif F2QH me fut attribué par les PTT le 23 mars 1960, à l'âge de 16 ans (minimum légal), après un examen qui se passait à l'époque toujours au domicile du candidat, sur le matériel qu'en général on avait conçu soi-même. Il comportait des épreuves techniques, de télégraphie (MORSE) et des questions sur la procédure de trafic.

En 2010, pour marquer mes 50 ans de passion, j'avais créé ce site pour présenter l' EMISSION D'AMATEUR, un des loisirs scientifiques les plus complets et passionnants qui soient et sans doute le plus ancien "réseau social" qui a existé. De style intentionnellement "Rétro", il raconte plus particulièrement cette merveilleuse période qui s'étend de la seconde guerre mondiale au début du XXIème siècle.
Par la suite, à la demande d'amis qui peinaient à apprendre le Morse avec les méthodes classiques, j'ai ajouté un cours de télégraphie original et aussi ludique que possible, basé sur le côté "musical" du morse.
Depuis 2010, l'émission a considérablement évolué, en 2020 une mise à jour s'imposait, tout en conservant la présentation un peu "rétro".

Autrefois, dès les années 1920, contrairement aux service officiels et aux scientifiques qui ne juraient que par les ondes longues et moyennes, les amateurs avaient démontré les possibilités des ondes courtes permettant de communiquer à des milliers de kilomètres avec de petites puissances : première liaison transatlantique entre le pharmacien de Nice (- Léon DELOY 8AB -) et les amateurs américains John L. Reinartz 1XM et F.H.Schnell 1MO le 28 novembre 1923.

Après la seconde guerre mondiale, des matériels militaires furent accessibles dans les magasins de surplus pour des sommes modestes et nous avons eu la chance dans notre jeunesse de pouvoir acheter avec notre argent de poche des composants de haute qualité tels que des tubes d'émission (807 - RL12P35 - 813 - QQE06/40, etc..) ainsi que des condensateurs variables avec des cadrans démultiplicateurs de belle facture, des transformateurs haute tension et même des émetteurs et récepteurs complets en état de fonctionnement ou à reconditionner.

C'est ainsi que les gamins que nous étions avaient le privilège de pouvoir communiquer en phonie ou en morse avec des stations radioamateur situées à l'autre bout du monde, y compris au delà du « rideau de fer », ainsi qu'avec des expéditions scientifiques lointaines (expéditions polaires, radeaux Kon Tiki et Tahiti Nui).

Dans les années 1950-1960, les progrès ont accéléré : Découverte des ondes très courtes et ultra courtes, la bandes des 144Mhz (2mètres), puis 430 MHz (70cm) puis 1296 MHz (23 cm), puis de plus en plus haut jusqu'aux ondes millimétriques et lumineuses (lasers) à l'heure actuelle.

Même si aujourd'hui les ondes courtes sont en partie abandonnées par les services officiels au profit des satellites et des réseaux numériques, elles ne cessent d'être valorisées par les radioamateurs grâce aux nombreux modes digitaux et à la radio logicielle (SDR) qui permettent même de détecter des signaux noyés dans le bruit de fond, pourtant inaudibles à l'oreille ! Elles restent le seul moyen permettant de communiquer à longue distance de manière autonome sans faire appel à des réseaux de relais intermédiaires. Lors de catastrophes naturelles, tsunamis, tremblements de terre, inondations, etc. elles constituent une aide précieuse lorsque les réseaux de télécommunications sont endommagés.
L'étude prévisionnelle des conditions de propagation permet d'optimiser les liaisons en fonction de l'influence des phénomènes naturels (météorologie, activité du soleil, reliefs, conductivité du sol, bruits électromagnétiques, etc.). Néanmoins, malgré les moyens fantastiques à notre disposition en ce XXIème siècle, la compétence et l'habileté des opérateurs dans l'exploitation des matériels est déterminante et fait la différence notamment dans les concours, ce qui est encore plus méritant si on a construit soi-même sa station.

Beaucoup de choses ont changé pendant ces 10 dernières années, peut-être même plus que dans les 50 précédentes. Bien sûr INTERNET est passé par là, les modes de transmission numériques s'imposent de plus en plus (lien vers DMR-France sur le site du REF), la Réglementation doit s'adapter par suite d'avancées technologiques développées par des radioamateurs, qui au départ n'étaient pas forcément très "légales" telles que ECHOLINK (nécessitant le raccordement d'une station Radio à Internet), le pilotage à distance des stations, les différents types de relais et de réseaux (HAMNET = l'Internet des radioamateurs), l'exploitation des fréquences extrêment élevées y compris les liaisons par laser, etc.. et comme souvent, le progrès technique précède la Réglementation. Certains d'entre nous le regrettent, mais le radioamateurisme offre un panel considérable de spécialités.

Parmi les avancées spectaculaires récentes et souvent médiatisées figure le domaine de l'espace : Même si l'activité spatiale radioamateur remonte à plus de 60 ans (écoute du premier Spoutnik), il est devenu courant d'organiser des contacts entre l'ISS (Sation Spatiale Internationale) et des élèves de collèges ou lycées. Dans mon premier site, j'avais inclus une vidéo de la laision entre le lycée de Saint-Maur des Fossés et l'ISS, particulièrement bien organisée. Il est possible de visualiser sur Internet de nombreuses vidéos similaires plus récentes, dont plusieurs avec la participation de (THOMAS PESQUET, SPATIONAUTE MAIS AUSSI RADIOAMATEUR). Ces liaisons sont souvent passées à la Télévision, mais les médias n'ont pas toujours expliqué que la liaison en phonie et en télévision avait été assurée par des radioamateurs : la qualité des retransmissions était parfaite, comme si elles avaient été assurées par les chaînes de télévision elles-mêmes.
Depuis 1961, nous assistons régulièrement à la mise en orbite de toutes sortes de satellites conçus par des radioamateurs, du nano-satellite au tout récent OSCAR-100 sur orbite géostationnaire (Es'HAïl2/QATAR OSCAR-100 lancement sur YOUTUBE)

N'oublions pas non plus le rôle essentiel des réseaux d'urgence dans le monde entier qui mettent en oeuvre des moyens de communication dans les zones les plus reculées lors de catastrophes naturelles, chutes d'aéronefs (Conférence Mondiale des Télécommunications 2003, article 25-3/2) etc. En France (Métropole et DOM/TOM), le Ministère de l'Intérieur reconnaît officiellement la (FNRASEC) (Fédération Nationale des RAdioamateurs au service de la SEcurité Civile) en tant que structure permettant aux radioamateurs de participer aux opérations de secours en cas de catastrophe.


L'EMISSION D'AMATEUR est très réglementée, mais il vaut vraiment la peine de faire l'effort d'apprendre, pour obtenir de l'Administration le droit d'émettre et de dialoguer avec les amateurs de toute la planète, même si l'on n'est pas un professionnel de l'électronique.

Aujourd'hui, au niveau National, deux organismes officiels supervisent les radioamateurs :

- l'Agence Nationale des Fréquences (- ANFR -). dont la mission est l'organisation des sessions d'examen d'amateurs, de recouvrer le droit d'examen, de délivrer les indicatifs, de centraliser les demandes d'instruction de brouillage. Pour plus d'informations, cliquer sur le lien précédent.

- l'Autorité de Régulation de Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), autorité administrative indépendante, dont les missions sont très étendues (- ARCEP Nos missions-), (- ARCEP Dossier Radioamateurs-) qui assure au nom de l'Etat la régulation des secteurs des communications électroniques et des postes, mais en toute indépendance par rapport au pouvoir politique et aux acteurs économiques. On l'appelle parfois de "gendarme des télécoms". L'ARCEP définit notamment l'activité radioamateur comme suit :

"En application du Réglement des radiocommunications de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), le service d'amateur désigne un service de radiocommuncation ayant pour objet l'instruction individuelle, l'intercommunication et les études techniques, effectué par des personnes dûment autorisées, s'intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire".

Tout est dit !

On entend parfois des personnes dire "les radioamateurs, ils n'existent plus !" ou bien "et le morse à l'époque des e-mails et des SMS çà a complètememnt disparu!".

Pour s'amuser, je vous propose de cliquez sur ce lien vers un match de vitesse entre un jeune transmettant un message SMS et un Papy le même texte en Morse ! (- MORSE CODE VS TEXT MESSAGING RUNOFF -)

Contrairement à une certaine idée, INTERNET n'est pas un concurrent de la radio, mais au contraire une source inépuisable d'informations et de ressources pour le radioamateur. A titre d'exemple, il y a déjà plusieurs années, nous avons utilisé SKYPE avec mon ami Jef (F5FS) , pour collaborer à la conception d'une interface radio/ordinateur et d'une antenne mobile à couverture continue de toute la gamme ondes courtes type « screwdriver» étonnamment performante. Ces équipements nous ont permis d'assurer des skeds (liaisons quotidiennes) notamment lors de voyages de F5FS à l'étranger SKED SARLAT/ECOSSE - ARGENTEUIL liaison constante 100% réussie entre GM/F5FS/M mobile sur le parcours Sarlat/Nord de l'Ecosse et F2QH à Argenteuil (liaisons multimodes en mobile: Phonie SSB - Graphie CW - Modes numériques PSK et ROS).

La participation à des concours permet de faire le point sur les performances de la station et d'y apporter les améliorations nécessaires : Même avec une installation modeste, ce qui est mon cas, il est possible d'obtenir des résultats encourageants : (Championnat de France) , (Championnat du monde) : ( le WORLD WIDE DX CONTEST) . Point n'est besoin d'installations puissantes et onéreuses pour communiquer avec le monde entier : Un petit « notebook », un émetteur d'une puissance comparable à celle d'une lampe de poche (YAESU FT817ND), une interface simple, une antenne sur canne à pêche, le monde entier est à votre portée. Il devient possible avec des moyens dérisoires de débuter sérieusement en radio: On trouve sur le marché des modules de réception sous forme de clés USB souvent destinés à la réception de la télévision, dont l'usage peut être détourné pour constituer avec un simple ordinateur un récepteur numérique (SDR = radio logicielle) à très large bande de fréquences. Eventuellement associé à une petite parabole TV ce module permet de capter les radioamateurs via le nouveau satellite géostationnaire Q0-100, non seulement leurs conversations mais aussi des données, des télémesures ou des images de télévision numérique

Il apparaît aussi une nouvelle "race" de passionnés : LES HACKERS. Rien à voir avec les pirates du WEB. J'ai eu le plaisir d'en rencontrer sur le stand du REF à l'exposition RF HYPER : en clubs très organisés, ils réalisent des projets qui n'on rien à envier aux meilleurs matériels commerciaux, et qui ne cessent d'apprendre et d'expérimenter : Tiens, en quelque sorte un nouveau mot anglosaxon pour désigner ce qui est pourtant bien le fondement même de l'émission d'amateur !

L'émission d'amateur n'est pas un loisir comme les autres, elle touche les domaines les plus variés : bien sûr les sciences et techniques, mais aussi aide humanitaire, relations humaines, langues étrangères, mécanique, chimie, sports, actualité, géographie, géopolitique, météo, sciences de la terre, astronomie, espace, expéditions, voyages, etc..

S'instruire est le premier but du radioamateur, vient ensuite la communication avec des personnes du monde entier partageant la même passion, ce qui permet de vérifier le bon fonctionnement de la station, d'échanger des connaissances techniques, des tours de main, des logiciels, etc. Certains amateurs préfèrent l'aspect « sportif » du trafic, comme les expéditions DX, les concours, la chasse au renard, le trafic sur les sommets montagneux, mais en général comprendre au moins ce qui se passe dans le « ventre » des appareils, même de fabrication commerciale, ou des logiciels, reste la base du radio amateurisme.

Certes, il y a aussi des amateurs qui consacrent de hauts budgets dans des réalisations dignes de stations professionnelles. J'ai eu le plaisir d'opérer de telles stations, et de pouvoir me consacrer pleinement au trafic morse à grande vitesse. Il faut bien l'avouer, il est grisant de déclencher un pile-up (ruée d'appels), mais je m'amuse bien aussi lors des concours avec ma modeste station actuelle, car mon indicatif ancien commençant par F2 avec suffixe à deux lettres est devenu rare et recherché ! (l'effet dinosaure)...

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